Tatoo Heure « Pique-moi encore ! Tatoue-toi sur ma peau, dans mes chairs ! »

Tatoo Heure    « Pique-moi encore ! Tatoue-toi sur ma peau, dans mes chairs ! »
La morsure de l'aiguillon qui va et vient autour du motif me rappelle celle de tes dents. Tour à tour tendres, agaçantes et cruelles. Libérant des milliers d'insectes vibrants jusqu'au creux de mes reins, la douleur est douce, entêtante, envoûtante...Jevejà à ce soir Lorsque ma peau apaisée aura retrouvé le chemin de tes doigts, je dévoilerai alors à tes yeux surpris, le motif gra à tout jamais dans l'intimi de mon corps. Je te dirai comment son avènement m'a fait penser à toi, comment ses multiples contours, pleins et liés ont attendu la pulpe de tes doigts et le nectar de ta langue, sillon incisif, sel sur la plaie. « Tatoue-moi à ton tour ! » Use de dards doucereux, de mélodies bourdonnantes, de marbrures sinueuses. Empreinte-moi de moiteurs parfumées pour compléter l'ouvrage. Un souffle frais du bout des lèvres surlignera ta signature

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 21:40

Modifié le lundi 02 novembre 2009 16:53

Le "je" m'est gris.

Le "je" m'est gris.
Manger ses idées, boire son illusion, déchirer ses rêves, repasser les mots.
Sculpter sa tristesse, mélanger les absences, saupoudrer d'ivresse.
Extirper le bonheur avec une aiguille blée.
Enrouler les peurs autour de vos doigts.
Et diluer le reste.


S
i tout était tangible?
Si je pouvais dévisser mes yeux, les tirer du plus profond de leurs orbites pour les poser où je veux et voir qui je veux, quand j'en ai envie?
S
i nos émotions se rangeaient dans des bocaux?


Si on cultivait notre amour dans des jardins? Amours d'été, amours d'hiver, ou hors saison.
Et si les rires s'achetaient par paquet de dix, comme les cigarettes? On mourrait de trop en consommer?
J'ai consommé du rire aujourd'hui.
Le qu'en sert du rire?
Si on vendait ses sous-entendus d'occasion, au marché?

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 21:18

Modifié le lundi 02 novembre 2009 17:00

Encore quelques coups de crayon jubilatoires... caresse reptilienne du Mâle, douleur ou douceur ?

Encore quelques coups de crayon jubilatoires... caresse reptilienne du Mâle, douleur ou douceur ?
Toi, l'homme fort, terrien solitaire et pragmatique, pourrais-tu entendre et comprendre sans panique que même lorsque tu n'es pas présent dans mon décor tu es là, contre moi, en moi, même quand je m'endors ? Oiseau de nuit posté à la clarté de mes songes voyageurs tu t'éveilles à la faveur de l'ombre pour y poser tes couleurs tu veilles de loin sur ce sommeil dans lequel tu t'immisces psychopompe avide, tu dévides et t'accapares même mes vices. Ton regard s'est posé sur moi avant même que je ne voie le tien et tu as pénétré en mois que tes mots ont effleuré les miens bien avant nos jeux érotiques, tu avais déjà investi mon corps bien plus profondément que ton sexe ne pourrait le faire encore. Parfois, lorsqu'à chaque coup de reins, tu t'enfonces de plus belle il m'arrive d'imaginer que tu investis entièrement ma citadelle de si loin comme au plus proche tu me possèdes, cher Vampire toutefois, tu n'imagines pas alors que cette emprise empire qu'au plus fort de nos étreintes réelles ou rêvées à vivre mes dents pourraient subrepticement marquer ta chair ivre. Ces bijoux d'ivoirevoilés sous mes lèvres enfiévrées d'espoir te marqueraient et je te boirais comme le plus délicieux nectar.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 10:02

Modifié le lundi 02 novembre 2009 16:53